
Sucre
9 au 16 juin 2022
Nous arrivons à Sucre (à prononcer Soucré) à 5h30 du matin. La ville est déjà éveillée, les taxis et autres rabatteurs déjà bien en forme – en tout cas plus que nous.
Nous récupérons nos backpacks et décidons de marcher jusqu’à notre hostel, ne sachant pas s’il serait ouvert à cette heure. Après une petite heure de marche à déambuler dans la ville, nous arrivons dans la rue de l’hostel. Une voiture s’arrête, et nous demande ce que nous cherchons. Quelle chance, c’est Jorge, le propriétaire de l’hostel, qui attendait notre venue ! Nous allons poser nos sacs, et partons à l’aventure de la ville. L’objectif : trouver de quoi prendre un petit dej, et faire une journée de visite plutôt tranquille, la nuit ayant été courte.
Spoiler : avalés par la ville, nous marcherons plus de 20km dans la journée.



Après un petit déjeuner pris dans un café, nous nous baladons dans les ruelles blanches de la ville, visitons ses halles, ses parcs, sa place 25 de mayo, passeront un moment à profiter d’un parc pour enfant (on aura même fait du toboggan et de la balançoire, mais chut c’était interdit aux plus de 14 ans).

Ce qui nous marque des notre arrivée est l’énergie et la lumière que dégage la ville : malgré sa « petite » taille (tout le centre ville est faisable à pieds), le centre est en constante effervescence (surtout aux alentours de son marché central), et tous ses bâtiments blancs rendent la ville très solaire. C’est une ville coloniale.
Midi arrivé, nous nous perdons dans toutes les allées du marché : on passe d’étales gigantesque de fruits, puis de légumes, à des ventes de chaussures, de fromages, de jus de fruits, de viandes, ect. un vrai bazar organisé! Après un temps d’adaptation, nous arrivons à trouver notre objectif : le 7 lunares, et ses sandwichs aux chorizos reconnus. C’est validé pour notre part, surtout pour 7 bolivianos (un peu moins d’1 euro) par personne.


L’après midi, nous prenons un peu de recul et nous rendons sur les hauteurs de la ville au niveau de la recoleta pour aller voir le musée d’artisanat indigène. La région est en effet très connue pour ses nombreuses tribus (notamment Jalq’a et Quechua) indigènes, et leurs tissus. Le musée met en avant toutes les pièces faites par les tribus indigènes, explique leurs différences et leur histoire. A la sortie du musée, nous profitons de la vue sur l’ensemble de la ville à la recoleta pour observer le coucher de soleil, et nous balader dans les petites ruelles présentes sur les hauteurs de la ville.


En descendant, nous prendrons un verre dans un bar (le kultur Berlin, qui est conseillé partout, mais qui est au final très cher pour pas grand chose) et rentrerons manger à l’hôtel.
Le lendemain, nous nous reposons le matin (la nuit courte de la veille et les plus de 20 km de marche ayant laissés des traces), et partons au marché central pour manger. Pour changer : du poulet, du riz et des frites. Nous essayons de nous rendre au musée de l’indépendance dans l’après midi mais malheureusement ce dernier est fermé le samedi (nous essaierons 3 fois d’y aller, mais il sera malheureusement toujours fermé, à cause de jours de fermeture ou de jours fériés). Fanny va couper les cheveux d’une fille pendant que Morgan fait les courses au marché.
Petite anecdote : lors des courses, en passant au milieu des étales de fromage, Morgan trouvera une chèvre qui venait de se vider de son sang, égorgée quelque heures plus tôt au milieu du marché. Cela semblait être un moyen de promotion afin de vendre leur fromage de chèvre, plutôt étonnant!

Le soir, nous irons boire un verre dans un petit bar qui propose des bières artisanales en pression (chose très rare ici) avec des français de notre auberge. Dimanche, le réveil est mis tôt : nous partons au marché de Tarabuco, village situé à environ 1h30 de Sucre, connu pour être le marché d’artisanat des locaux. Arrivés sur place, nous sommes effectivement les seuls blancs du marché, nous sommes très loin d’être sur une grande attraction touristique. Le marché est énorme, et on peut y trouver tout ce que l’on veut : de quoi manger et boire, mais aussi des vêtements, des produits high-tech (pour la majeure partie des contrefaçons), mais surtout des produits artisanaux typiques des peuples indigènes. Fanny repartira avec 1 tissu typique utilisé par les femmes comme sac à dos ou nappe (elle restera très raisonnable!).


Nous rentrons à Sucre et profiterons du reste de la journée pour nous balader dans les rues et Fanny ira couper les cheveux d’une deuxième fille.
Les autres jours nous permettront de prendre un peu de temps pour nous en faisant des activités qui nous ressemblent.
Fanny a en effet trouvé le contact de Ricardo, né à Sucre et Jalq’a dans l’âme, qui propose des cours de tissages en utilisant les méthodes traditionnelles des tribus locales. Elle a donc pris une après-midi avec lui afin de découvrir ces méthodes et de faire une activité manuelle.


Morgan a aussi pu, grâce à un contact obtenu par une des filles coiffées par Fanny, aller grimper un peu! En effet Fanny a pu trouvé une petite association qui gère des sorties escalades sur Sucre, et qui possède un petit mur de bloc, accessible pour ceux qui veulent ! Morgan a donc pu profiter d’une séance de bloc, dans une salle petite mais très cool! C’est pour lui l’occasion de faire un peu de sport et surtout de se défouler.

Le dernier jour, nous finirons nos dernières visites de la ville (malheureusement, le musée de l’indépendance sera toujours fermé), notamment le cimetière de la ville, qui est vraiment très différent de ceux européens, et surtout très beau! Un moment nous marquera : une partie du cimetière est réservée aux enfants décédés très (trop) jeunes, mettant en avant le taux de mortalité infantile bien supérieur à celui européen…
Chose frappante aussi, dans chaque vitrine les proches laissent des miniatures des boissons préférées du défunt : coca, Fanta, Pisco, rhum… Et nous avons vu plusieurs personnes boire un coup à la santé du défunt devant le cercueil. C’est déroutant de découvrir d’autres façons de rendre hommage ici, le cimetière n’a pas la même connotation qu’en France.

Nous finissons notre visite de la ville et nous préparons nos sacs à dos pour notre trek de 2 jours pour lequel nous partons le lendemain matin tôt : au programme, 35 km dans ma nature au milieu du cratère de Maragua.