
La Paz
19 au 22 juin 2022
Après une halte à Cochabamba de 2 jours, nous arrivons à La Paz, capitale la plus haute du monde : 3 600 mètres.
Nous arrivons aux alentours de 5h30, et devons attendre dans le terminal que le soleil se lève pour des questions de sécurité. Après 1h30 d’attente (avec un chocolat chaud quand même) nous prenons un taxi afin de nous rendre à notre hôtel, situé à l’autre bout de la ville.
Arrivés sur place, nous posons nos affaires et prenons la plupart de la journée pour nous reposer. Fanny en profitera aussi pour couper les cheveux de 3 françaises à notre hôtel, très contentes de trouver du savoir faire français dans la capitale.
Le lendemain, nous partons à l’assault de la ville, de ses boutiques et de ses téléphériques.
La Paz est une ville gigantesque et très habitée, de nombreux gros buildings sont présents (ce qui nous change des villes boliviennes précédentes que nous avons visitées). Nous apprendrons plus tard que pour chaque bâtiment de plus de 50 étages, 4 personnes étaient sacrifiées au début des travaux. Cette « offrande » permettrait de garantir que le bâtiment ne s’effondrerait pas dans le futur.

Nous déambulons donc dans les rues de la ville, à la recherche d’une boîte de tourisme pour l’activité du lendemain, et de magasins pour faire quelque emplettes (Morgan cherche depuis le début du voyage des chaussures légères). Nous finissons évidement dans le marché aux sorcières de la ville. Ce marché typique est connu pour vendre différents éléments permettant de réaliser des sorts et enchantements (notamment des fœtus d’alpagas, apportant la chance). Petite déception, le marché s’est transformé au fil des années et ressemble dorénavant à tous les marchés de Bolivie : de quoi manger et boire, des vêtements, et du high-tech. Morgan trouvera cependant une paire de slip-on, l’objectif est donc réussi !


Après avoir déambuler dans le centre de la ville, il est temps de prendre un peu de hauteur et d’utiliser les téléphériques de la ville. En effet, de nombreux téléphériques sont présents dans l’ensemble de la ville, et permettent de se déplacer de manière très efficaces – notamment d’accéder aux hauteurs de la ville. Lorsque nous sommes dans le centre, La Paz n’est pas une ville particulièrement jolie, mais lorsque nous prenons de la hauteur, elle est beaucoup plus agréable : l’air est beaucoup moins pollué, et la vue permets d’avoir un aspect global de la ville et des nombreux sommets qui l’entourent (certains atteignants plus de 6 000 mètres d’altitude).
Nous finissons la journée tranquillement et allons nous coucher tôt, la journée suivante étant sportive!
Le lendemain, le réveil sonne tôt : nous montons a 8h dans un minivan (rejoignant ainsi une des françaises à qui Fanny a coupé les cheveux et un ami à elle, deux étudiants Polytech, la même école qu’a fait Morgan!) et partons en direction des montagnes. L’objectif : atteindre plus de 5000 mètres afin de pouvoir commencer la descente de la route de la mort en vélo de descente.
La route de la mort porte son nom car elle était là route dont le taux de mortalité était le plus haut de toute la planète: c’est un sentier escarpé avec d’un côté un précipice très abrupte, pouvant atteindre par endroit les 1 000 mètres de profondeur. A l’époque, de nombreuses voitures et camions la parcouraient, dans les deux sens, ce qui était à l’origine de nombreux accidents mortels.
Une deuxième route (beaucoup plus sûre) a été créée par la suite, permettant de faire le même chemin de manière plus safe. Ainsi, la route de la mort est devenue une attraction touristique, permettant aux personnes le souhaitant de descendre la route avec des vélo spécifiques.
Nous montons donc à un peu plus de 5 000 mètres, enfilons nos tenues ainsi que nos protections (casques intégrals, coudières et genouillères, veste et pantalon) et partons pour une première partie sur la deuxième route créée. Cette première partie sur environ 40 minutes permet à chacun de prendre possession de son vélo, de comprendre son fonctionnement et aussi de faire quelques pointes de vitesse (à environ 100km/h lorsque la pente le permet).

Nous faisons ensuite une petite pause afin de boire un coup d’eau, manger un petit goûter (une banane et un twix), et écouter les consignes de sécurité pour la suite du trajet. Nous découvrons pendant la pause qu’une française, présente dans l’autre van, est une connaissance de Fanny: elles étaient ensembles au DUT de chimie, à 1 promo d’intervalle: comme quoi même à l’autre bout du monde on fini par croiser des connaissances!


Nous partons donc pour environ 3h de descente sur un chemin abîmé, mais plutôt large à vélo! Les guides ne nous pressent pas, nous pouvons aller chacun à notre rythme, et les paysages sont simplement fabuleux ! Les falaises sont toutes recouvertes de plantes et de fleurs, certaines cascades passent au dessus de notre route, offrant quelque passages humides. Nous nous régalons, que ce soit grâce aux vélos ou aux décors qui s’offrent progressivement à nous. Après quelques arrêts, et plusieurs heures de descentes, nous arrivons à notre point d’arrivée, situé à 1 500 mètres d’altitude. C’est donc 3 500 mètres de dénivelé que nous avons dévalés à vélo, nos bras sont fatigués mais le sourire est bien présent !



Nous nous arrêtons tardivement à un hôtel afin de manger et de se baigner dans la piscine pour ceux qui le veulent. Nous apprenons à ce moment qu’une de nos guide fête son anniversaire, et qu’un minivan sera réquisitionné au retour afin de faire la fête, l’autre offrant un retour plus calme et reposant. Nous sautons évidement dans le van festif, et achetons des provisions de type rhum et coca sur la route pour tenir les « 2h30 » de trajet qui nous attendent. En fait, ça a duré plus de 4 heures!
Nous passons un moment de fête avec les guides boliviens, tout le monde picole et fume à l’intérieur, ça essaie même de danser un peu, mais le toit bas du van n’aide pas à balancer ses meilleurs pas de danse (cependant rien ne peut empêcher les boliviennes de twerker).
Après 2h de van, Fanny commence cependant à ne pas se sentir bien : son mal de transport commence à se manifester dans ces virages de montagnes serrés, même si elle n’a pas bu. De plus, le fait de passer en 2h de 1 500 mètres à 3 500 ne doit pas aider, de même que l’odeur d’alcool et de cigarette dans le van. Elle a donc passé les deux dernières heures du trajet à subir chaque virage, devant s’arrêter plusieurs fois.
Nous arrivons donc à La Paz tard, prenons un taxi pour rentrer à notre hôtel et filons rapidement au lit. Fanny sera malheureusement malade toute la nuit et une bonne partie de la journée suivante. Nous en profitons donc pour nous reposer, ce qui permet à Fanny de reprendre doucement des forces. En discutant avec nos amis de l’autre van, nous apprenons qu’une autre copine est malade aussi, mèmes symptômes et même durée (une trentaine d’heures). Probablement donc une intoxication alimentaire aussi le midi… difficile d’en être sûrs mais fort probable.
Après une journée de plus bloqués dans la ville à cause de l’hôtel (ils ont gardés nos vêtements partis à la laverie 1 journée de plus sans raison et surtout sans nous tenir informés, sympa quand on veut partir ce jour là), nous quittons la ville pour un (très) long périple : l’objectif est de partir de La Paz, traverser la frontière péruvienne au lac Titicaca, et se rendre le plus rapidement possible à Oxapampa (en passant par Lima), ou nous rejoignons un festival de musique afin d’y travailler en tant que bénévoles pendant une semaine.
C’est au total 51 heures de trajet en bus qui nous attendent!