Ica – Huacachina

Ica – Huacachina
12 au 15 juillet 2022

Nous arrivons à Ica vers 21h. Nous nous rendons à notre hôtel (Inca Wasi Hostel), situé à 10 minutes à pieds du terminal de bus, où nous retrouvons Antoine, un copain français rencontré dans la colocation de Lima, qui voyage pendant un mois au Pérou.

L’accueil des gérants de l’hôtel est plus qu’amical : à peine le temps de déposer nos affaires dans le dortoir que nous nous retrouvons sur la terrasse, autour de shooter de pisco. Le patron prendra un peu de temps à nous décrire de façon très enjouée ses voyages en Europe, notamment en France, tout en trinquant à la Joconde, au pastis ou au Louvre.

Après quelques shooter, nous partons manger avec Antoine, qui nous raconte son expérience dans la ville (cela fait 2 jours qu’il est ici, et c’est son dernier soir ici). Le rendez-vous est déjà donné pour la prochaine grande ville 3 jours plus tard : Arequipa.

Le lendemain matin, nous nous reposons, profitons d’une douche avec de l’eau chaude (chose suffisamment rare pour être plus qu’appréciée), et partons manger dans un petit restaurant juste à côté de l’hôtel. Pour notre plus grand plaisir, ils font du lomo saltado : boeuf sauté, une spécialité péruvienne, avec riz et frites! L’après midi, nous nous rendons dans l’attraction touristique de la région : l’oasis de Huacacina.

Lomo saltado et organisation des prochains jours de trip

Après une petite quinzaine de minutes de tuktuk, nous arrivons au sein de l’oasis. Le lieu est très beau, entouré de gigantesques dunes de sables, de palmiers et d’animaux profitants de l’eau se trouvant au centre, de quoi être dépaysé! Malheureusement, à peine arrivés, le tourisme du lieu nous saute aux yeux (et aux oreilles) : nous sommes instantanément alpagués par une vingtaine de promoteurs de sorties touristiques, vendant des virées dans les dunes en buggy (4×4 pour rouler dans le sable) ou des descentes en sandboard (équivalent du snowboard sur du sable) ou en ski.

Ici aussi on retrouve des tuktuks partout, pour le plus grand bonheur de Fanny!

Nous nous échappons rapidement et finissons par profiter du lieu sur la plage de l’oasis. À 16h, nous commençons l’ascension d’une dune sur laquelle les buggys ne sont pas présents, et profitons du coucher de soleil arrivés à son sommet. Le paysage de ces dunes à perte de vue est splendide, le coucher de soleil est très beau, et nous sommes plutôt au calme vis-à-vis du tourisme de masse. Cependant, le soleil disparaissant, c’est un étrange spectacle qui s’offre à nous : on observe plusieurs dizaines de buggys descendre au même au moment de toute les dunes, créants de gros bouchons à l’arrivée dans l’oasis. On ne peut que se poser la question de la pollution journalière de tant de véhicules à essence dans un lieu sensé être naturel et encore protégé (nous passerons sur tous les détritus croisés dans l’oasis et sur les dunes…).

Nous rentrons à notre auberge, passons 15 minutes à enlever le plus de sable possible de nos chaussures et de nos sacs à dos (en réalité, nous en garderons dans nos affaires pendant 2 semaines), mangeons dans un restaurant et nous reposons.

Départ de notre hostel

Le lendemain, nous prenons un bus en direction Nazca. La ville, connue pour des lignes géométriques présentes sur le sol (géoglyphes), ne nous intéresse pas spécialement : les lignes sont visibles pour la plupart uniquement en prenant un avion, ce qui ne correspond pas à nos convictions. Nous passons donc rapidement dans la ville, et prenons un bus en direction d’Arequipa.