Huaraz

Huaraz

Nous arrivons à Huaraz le 1er septembre, en début de soirée, après un bus de 8h partant de Lima. Après un repas avalé, nous filons à notre hostel. Pour l’occasion, nous avons pris une chambre familiale : Julien, un ami rencontré au festival Arkana à Cusco nous rejoint le lendemain matin. L’objectif de notre semaine est simple : nous avons un jour pour aller louer les affaires de bivouac, afin de partir dès le lendemain parcourir la cordillère blanche (la partie la plus enneigée de la cordillère des Andes) pour 4 jours afin de réaliser le trek de Santa Cruz. Nous filons donc au lit tôt, les jours suivants s’annonçants sportifs.

Le lendemain matin, nous nous réveillons à 7h afin d’accueillir Julien qui vient d’arriver en bus. Nous échangeons pendant une heure sur nos différentes aventures depuis que nous nous sommes quittés, et partons petit déjeuner. Nous passons ensuite la matinée à voir les différentes boutiques proposants la location de matériel de camping (tente, duvet, mais aussi réchaud, matelas ect). 

Le midi, nous décidons de partir au marché de la ville afin d’y manger. Au milieu du repas, Julien se sent fatigué. A peine le temps de réagir qu’il s’évanouit sur la table. Il reprends connaissance 30 secondes plus tard, épuisé et ne se souvenant pas de ce qui vient de se passer. Il passera le reste de la journée dans les vapes, à bout de force. Devant son état, nous décidons de changer nos plans et d’annuler le Santa Cruz : cela ne nous paraît pas prudent de partir pour 4 jours en autonomie loin de toute civilisation alors qu’un de nous est malade. Julien passe donc l’après midi à récupérer, et nous à voir ce que nous pouvons faire afin de nous replier. Nous décidons de profiter de plusieurs randos réputées faisables à la journée. Nous passerons donc la soirée en amoureux, Julien restant au lit, et nous couchons tôt. 

Le lendemain, Julien ne se sent toujours pas en forme. Nous visitons donc la ville la journée, et allons voir le coucher de soleil à un point de vue situé au dessus de la ville. Le paysage est grandiose, montrant Huaraz entouré de la cordillère blanche (la partie la plus enneigée de la cordillère des Andes) et noire (la partie non enneigée). Lors du coucher de soleil, un enfant viendra nous parler pendant 30 minutes. Le petit péruvien, fan du PSG (pauvre de lui), écarquille grand les yeux lorsque nous lui disons que nous sommes français. S’en suit alors une avalanche de question « et vous connaissez (personnellement) Mbappe? Et Messi? Vous avez déjà vu des matchs du PSG? Mais pourquoi vous aimez pas le football? ». Nos réponses ne sembleront malheureusement pas lui convenir… 

Nous rentrons et faisons des courses pour le pic nique de demain: Julien se sent un peu mieux, nous planifions donc de partir sur notre première randonnée de la région. 

Nous nous réveillons donc aux alentours de 8h, avalons un petit déjeuner rapidement et prenons un mini bus en direction de notre randonnée : la laguna Churup. Après 1h, nous arrivons à notre départ.

La randonnée annoncée est d’un niveau moyen : une montée de 700 mètres de dénivelé positif nous attend. La difficulté réside (encore une fois) dans l’altitude : la laguna churup culmine à 4 500 mètres, ne facilitant pas la respiration. De plus, quelque parties présentent des phases d’escalade à l’aide d’une main courante en métal. Ces parties ne sont pas très difficiles mais demandent un peu d’engagement pour Fanny, qui s’en sort tout de même comme une championne ! Après 2h de montée nous arrivons à la lagune. 

Le paysage est magnifique, la lagune, de couleur turquoise, est entourée de montagnes et est surplombée par un glacier, rendant le paysage vraiment beau. Nous dégustons notre pic nique devant ce spectacle : au programme, des sandwichs avocat/thon. 

Après ce bon repas englouti, nous reprenons la marche et redescendons vers  la vallée. Nous mettons 1h30 à descendre en prenant notre temps (nous préférons ménager les genoux de Fanny). Arrivés en bas, nous montons dans un mini bus, et partons vers la ville. La route bosselée et sinueuse rendra Fanny malade, elle finira le trajet à deux doigts de vomir : heureusement nous n’avons que 45 minutes ! Le soir, nous faisons quelque courses pour le lendemain midi, négocions un bus afin de nous amener a notre destination du jour suivant et allons nous coucher tôt.

Le lendemain, le réveil sonne à 4h30. Nous nous habillons, nous brossons les dents et enfilons nos sacs. À 5h00, un mini bus débarque devant notre hébergement. Nous montons dedans, et essayons de nous rendormir, sans grand succès due à l’inconfort du mini bus et à la conduite un poil brusque des péruviens. 3h plus tard (en comptant une pause petit dej), nous arrivons au départ de la randonnée de notre sortie : la laguna 69. La rando annoncée est plus longue que la veille (environ 15 km aller retour) pour autant de dénivelé que la veille : environ 750 mètres de D+. La balade commence tranquillement, avec une partie d’environ 4 km de faux plat. S’ensuit ensuite 4 km de montée, parfois raide (surtout sur la fin, avec une montée finale qui fait monter le cardio et chauffer les cuisses) et parfois douce. Nous arrivons en haut en 2h15 (les plus rapides ont mis 2h, les plus lent 2h45). Nous mangeons à nouveaux nos fabuleux sandwichs pain/avocat/thon en face de la lagune, les pieds dans l’eau (qui est réellement gelée, normal nous sommes à 4 600 mètres, au pied d’un glacier) et profitons de ce paysage magnifique. La laguna 69 sera pour nous la plus belle que nous verrons au Pérou : la lagune se trouve entourée de glaciers de part et d’autre, la vallée est splendide et remplie de falaise abrupte gigantesques, et son eau turquoise rend l’endroit vraiment beau. De plus, la randonnée pour y accéder, un peu physique à cause de l’altitude, est vraiment belle et agréable, entre végétation et cascade. 

Le repas ainsi que l’heure et demi de descente sera pour nous l’occasion de sympathiser avec nos partenaires de randonnée de la journée : sur une douzaine de personnes, nous sommes 6 jeunes français. Nous échangeons donc sur nos meilleurs moments de voyages, nos différentes expériences et nous donnons des conseils mutuels pour la suite. Nous décidons même d’aller boire un verre et d’aller manger un bout tous ensemble le soir même. 

Arrivés en ville, nous nous rejoignons tous après avoir pris une bonne douche dans un restaurant indien. La nourriture est vraiment bonne (très épicée évidement), et nous passons un très bon moment tous ensemble. 

Le lendemain, c’est journée repos pour nous : nous faisons une grasse matinée, profitons de notre journée pour flâner dans la ville, mangeons dans un fast food qui fait des burgers incroyables pour une misère et réservons tout le matériel pour le lendemain : nous partons en effet vers la laguna paron, où nous voulons camper. Nous avons donc besoin de tout le matériel : une tente 3 places, 3 duvets et 3 matelas. Nous louons ça dans une boutique pour environ 10 euros par personnes. 

Le lendemain, nous reprenons un tourbus vers 8h qui nous amène à la lagune. Nous avons négocié un prix (7,5 euros par personnes) afin de n’avoir que le déplacement aller. Nous arrivons 4h plus tard (en comptant 1 arrêt petit dej, et 1 arrêt de tourisme n’ayant que peu d’intérêt pour nous) à la lagune. 

Nous avons décidé de dormir à la lagune pour une raison simple : en la faisant sur une journée, les tours guide ne passent que 2h autour de la lagune, pour 8h de trajet. Le ratio ne nous paraissait donc pas bon, nous avons décidé de dormir sur place afin de profiter du lieu sans tout le monde, et d’être autonome sur notre balade. Nous arrivons donc à la lagune en fin de matinée, récupérons notre matériel, quittons notre groupe et partons nous balader le long de la lagune. Nous marchons environ 3h, allons jusqu’au bout de la lagune afin d’avoir une vue sur l’ensemble de la vallée et profiter du calme (nous sommes les seuls sur le sentier), et mangeons sur une petite plage trouvée sur le chemin. 

Arrivés au bout de la lagune, nous faisons demi tour et rentrons. Nous décidons de camper sur la partie où les gens arrivent le matin car une falaise présente à l’arrivée nous protège du vent, et au vue des températures annoncées (inférieures à 0 degrés) nous préférons jouer la sécurité. Nous profitons du calme du lieu la fin d’après midi, mangeons des fajitas froides (pas délicieuses) et allons nous coucher tôt. 

La nuit se passe plutôt bien, nous n’avons presque pas froid, et le lever de soleil est très agréable. Nous profitons d’avoir le lieu seuls une grosse partie de la matinée pour contempler la lagune et les glaciers, tout en faisant du tricot du côté de Fanny. 

Lorsque les tours se mettent à arriver vers 11h, nous décidons d’aller à leurs rencontre afin de négocier qu’ils nous ramènent à Huaraz. Après 1h de négociation avec plusieurs guides (les premiers essaieront de nous arnaquer, nous passons donc pas mal de temps à négocier le prix) nous arrivons à trouver un accord avec 3 véhicules différents : chacun de nous 3 rentrera avec une voiture différente. 

Fanny et Julien partent les premier, tandis que Morgan attendra environ 1h avant que son bus parte. Sur la route, le bus de Fanny se retrouve bloqué par un groupe d’étudiantes infirmières qui fêtent les 20 ans de leur école dans la rue, bloquant ainsi les automobilistes voulant passer. Tout son bus descend donc dans la rue pour assister au spectacle pendant une demi-heure. Le bus de Morgan, parti avec 1h de retard, s’arrête aussi sur la route pour changer de pneu : un était apparement crevé. Son bus arrive donc à Huaraz 2h30 après celui de Julien, et 1h30 après celui de Fanny. À son arrivé, le chauffeur du bus de Fanny vient à sa rencontre pour lui dire que Fanny et Julien ont oublié leurs backpacks dans leurs 2 bus respectifs. Morgan part donc à l’autre bout de la ville avec le chauffeur, qui accepte de l’amener au garage de bus ou se trouvent -semble t’il- les 2 sacs à dos. Le problème : Morgan n’a pas de réseau sur son téléphone (c’est Fanny qui a la car te SIM), et ne peux pas contacter les deux pour leur dire qu’il s’occupe de tout récupérer. 

Arrivé au garage des bus (situé littéralement à l’autre bout de la ville), le chauffeur ouvre les deux coffres des bus et ne trouve rien. Panique à bord, il est persuadé que quelqu’un est venu les voler. Morgan emprunte donc son portable et appelle Fanny. Finalement, rien d’étonnant : Fanny et Julien ont bien récupérer leurs sacs, et l’attendent actuellement à l’hostel. Ils commençaient même à s’inquiéter de ne pas avoir de nouvelles au vue du retard pris par le bus. Aucun de nous ne comprends le quiproquo qui a été fait, que ce soit nous ou le chauffeur de bus, qui était persuadé que les sacs étaient restés dans les bus, mais au moins tout notre matériel est en sécurité! Après une bonne douche, un peu de repos et un gros burger avalé, nous nous rendons au terminal et prenons un bus pour le début d’un long périple. Notre prochaine destination n’est pas à côté, mais s’annonce incroyable : nous partons pour 5 jours au fond de l’Amazonie. 


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